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Radon

Techniques de réduction du radon

Le radon dans les bâtiments :

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22 études de cas :
Ces fiches techniques ont été réalisées en 1998 par l’IRSN en partenariat avec le ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement, la Fédération française du bâtiment (FFB) et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Chaque fiche présente le bâtiment, ses caractéristiques, les techniques de réduction utilisées. Ces études de cas concernent des bâtiments existants. Pour les constructions nouvelles, le risque lié au radon peut être pris en compte dès leur conception.

Consulter les fiches au format PDF :

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Comment dépister le radon

Dépister du radon dans un bâtiment signifie mesurer la concentration en radon dans l’air dans les pièces occupées du bâtiment. Pour cela, on utilise des "dosimètres". On réalise alors une mesure dite "intégrée".
Pour que le résultat soit comparable aux niveaux d'action réglementaires, il faut que la mesure soit représentative de la valeur moyenne annuelle (intégrée sur au moins deux mois). Le dosimètre est un appareil qui mesure la concentration de radon présente dans la pièce, pendant toute la période où il y a été déposé. Son principe est le même que celui d’un appareil photographique. Les particules alpha émises par le radon heurtent le film du dosimètre. Leurs impacts sur le film sont ensuite révélés grâce à un procédé chimique. Enfin, un micro-ordinateur associé à un microscope équipé d'une caméra permet de reconnaître et de compter les traces des particules alpha du radon.
La mesure du radon est régie par des normes AFNOR. La méthode de dépistage des concentrations de radon dans un bâtiment est décrite dans la norme AFNOR NF M60-771. Dans le cas particulier des bâtiments thermaux, une méthodologie spécifique est proposée par l’IRSN.

Faut-il faire ce dépistage ? Et qui peut le faire ?

Cela dépend des bâtiments concernés :

Pour les établissements recevant du public
Trois circulaires ministérielles de 1999 et relayées par le décret 2002-460 du 4 avril, définissent les dispositions qu’il faut appliquer vis-à-vis du radon.

  • Les circulaires ministérielles DGS/VS 5 et DGUHC n°99-46 du 27 janvier 1999, DGS/VS 5 n°99-289 du 20 mai 1999 relatives à l'organisation de la gestion du risque lié au radon et DGS 2001/303 du 2 juillet relative à la gestion du risque lié au radon dans les établissements recevant du public (ERP)
  • La recommandation Euratom 90/143 relative à la protection de la population contre les dangers de l’exposition au radon à l’intérieur des bâtiments
  • L'avis du Conseil supérieur de l’hygiène publique de France concernant le radon dans les habitations et les établissements recevant du public
  • L'avis du Comité de la prévention et de la précaution
  • La recommandation concernant la protection de la population contre l'exposition au radon dans l'eau potable


Dans les 31 départements les plus concernés (liste des départements), les autorités locales doivent faire procéder à un dépistage de ce gaz radioactif dans certains lieux ouverts au public pour des séjours prolongés (en particulier les établissements d'enseignement, les établissements sanitaires et sociaux, les établissements thermaux et les établissements pénitentiaires…).
Les mesures doivent être réalisées par des professionnels agréés, et conformément aux normes en vigueur. Si, dans une pièce occupée plus d’une heure par jour, la concentration en gaz excède 400 Bq.m-3 en valeur moyenne annuelle, des travaux doivent être entrepris pour réduire l’exposition au radon. Ces travaux sont définis après des investigations complémentaires à la mesure. Ils font ensuite l’objet d’un contrôle d’efficacité.

Sur le lieu de travail
Selon le décret 2003-296 du 31 mars, le chef d'établissement doit procéder à des mesures de la concentration en radon dans les lieux de travail où ce gaz est susceptible d'être présent (un arrêté fixera la liste des activités professionnelles concernées). Si la concentration dépasse 400 Bq.m- 3, l'exposition doit être réduite à un niveau aussi bas que techniquement possible.
>Télécharger le "Guide méthodologique de mesure de l'activité volumique du radon dans les bâtiments souterrains" (320 Ko)

Dans les bâtiments thermaux
Tant du point de vue de la protection du public que de celle des travailleurs, une méthodologie spécifique doit être appliquée pour les établissements thermaux. En effet, dans ce type particulier de bâtiments, certaines préconisations de la norme AFNOR NF M60-771 ne peuvent être respectées en raison de l’existence potentielle de plusieurs sources de radon (sol sous-jacent au bâtiment, eau thermale), de l’atmosphère particulièrement humide des locaux et de l’activité saisonnière de l’établissement. A la demande de la DGSNR , l’IRSN a établi une méthodologie particulière pour ces établissements :
> Télécharger le "Guide méthodologique de mesure de l'activité volumique du radon dans les établissements thermaux" (480 Ko)

Chez soi
Dans une habitation particulière, le dépistage du radon peut être fait à l'initiative de l'occupant. Il peut le réaliser lui-même, en se procurant un dosimètre auprès de l’une des sociétés qui les commercialise, ou faire appel à un professionnel. Comme par exemple :

> ALGADE - 1 Av du Brugeaud
B.P. 46 - 87250 BESSINES-SUR-GARTEMPE

> DOSIRAD -
Villa Parc LE CHENE
Rue Lech Walesa
77185 LOGNES

> SAPHYMO -
5 rue du Théâtre
91884 MASSY Cedex

Plusieurs sociétés commerciales peuvent effectuer un dépistage du radon. L’IRSN propose également cette prestation, et dispose de plus de toutes les compétences nécessaires pour intervenir dans les cas complexes. L’Institut peut aussi mener des investigations plus approfondies en cas de dépassement des niveaux d'action réglementaires.
Consulter la les prestations de l'IRSN

Différents types de mesure du radon

Mesure ponctuelle, continue ou intégrée ?

> Mesure ponctuelle
Mesure consistant en un prélèvement effectué sur une courte durée inférieure à une heure, en un point donné de l'espace, et en une analyse (par exemple un comptage) réalisée simultanément ou après un délai déterminé 

> Mesure intégrée
Mesure consistant en une accumulation au cours du temps de grandeurs physiques (nombre de traces nucléaires, nombre de charges électriques, etc.), liées à la désintégration du radon et/ou de ses descendants, et en une analyse réalisée à l'issue de la période d'accumulation.
Une durée de mesure minimale d'une semaine est nécessaire afin d'inclure un nombre minimum de cycles de variation journalière

> Mesure en continu
Mesure consistant en un prélèvement effectué de façon continue (ou par pas d'intégration inférieur ou égal à l'heure) et en une analyse réalisée simultanément ou en léger différé
Afin de suivre l'évolution temporelle de l'activité volumique du radon la durée de l'investigation doit être adaptée à la dynamique du phénomène étudié.

Les normes de mesure du radon
Jusque dans les années 1990, la mesure du radon n'était pas normalisée, ce qui a posé de nombreux problèmes d'interprétation durant les expertises et les recherches sur le sujet.
Il existait à l'époque plusieurs méthodes de mesure du radon qui rendaient diversement compte de la très grande variabilité de l'activité volumique de ce gaz, c'est-à-dire de sa concentration(*), notamment dans le temps. En effet, en un même lieu, l'activité volumique du radon peut varier d'un facteur 10 à 100 selon la période de l'année et l'heure de la journée.
A la demande des pouvoirs publics, un travail de normalisation a donc commencé, portant sur trois types de mesure définis par rapport à la durée : la mesure ponctuelle, la mesure continue et la mesure intégrée. Ces mesures visaient le radonet ses descendants solides, chaque méthode devant être choisie en fonction des objectifs recherchés.
L'importance de ce travail de normalisation s'est trouvée renforcée au début de l'année 1999, lorsque les ministères chargés de la santé et du logement ont demandé aux préfets - par voie de circulaires - de faire effectuer des mesures systématiques de l'activité volumique du radon dans les établissements recevant du public. Ces circulaires exigeaient la réalisation de travaux à partir de certains niveaux. A noter qu'elles ne concernent que les établissements situés dans des zones où la concentration de radon est la plus forte.
Pour une application de ces circulaires dans de bonnes conditions, il était nécessaire que les mesures de radon soient fiables, uniformisées et donc normalisées.

Le travail de normalisation a été effectué dans le cadre plus large de la normalisation des méthodes de mesures des radionucléides dans l'environnement. Un sous-groupe " radon " a été constitué au sein de la commission M 60.3 chargée de la " Mesure de la radioactivité dans l'environnement ", créée au Bureau National des Equipements Nucléaires (BNEN).
Ce sous-groupe, piloté par l'IRSN, comprend une quinzaine de membres appartenant à des universités, des bureaux d'études, des ministères, des organismes publics et des sociétés industrielles. Les projets de normes rédigés par ces experts sont soumis à une enquête probatoire auprès de tous les membres de la Commission M 60.3 ainsi que d'experts extérieurs, avant d'être édités par l'AFNOR.

A ce jour, huit normes ont été élaborées sur la métrologie du radon ou de ses descendants à vie courte. Ces normes exigent entre autres que le résultat de toute mesure d'une activité volumique de radon soit accompagné de l'indication du type d'appareil utilisé, de la durée de la mesure, du type de prélèvement, de la date et du lieu. Depuis octobre, le groupe de travail a débuté une réflexion sur la dernière norme envisagée, portant sur la mesure du radon présent dans l'eau.

Après harmonisation et traduction en anglais, l'ensemble de ces normes françaises sera présenté à la commission ISO pour qu'elles soient adoptées au niveau international.

Liste des normes

  • NF M 60-763
    Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans l'environnement-Air - Le radon 222 et ses descendants à vie courte dans l'environnement atmosphérique : leurs origines et méthodes de mesure
  • NF M 60-764
    Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans l'environnement-Air - Radon 222 : Méthodes de mesure intégrée de l'énergie alpha potentielle volumique des descendants à vie courte du radon dans l'environnement atmosphérique.
  • NF M 60-765
    Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans l'environnement-Air - Radon 222 : Méthodes de mesure ponctuelle de l'énergie alpha potentielle volumique des descendants à vie courte du radon dans l'environnement atmosphérique.
  • NF M 60-766
    Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans l'environnement-Air - Le radon222 : Méthodes de mesure intégrée de l'activité volumique moyenne du radon, dans l'environnement atmosphérique, avec un prélèvement passif et une analyse en différé.
  • NF M 60-767
    Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans l'environnement-Air - Le radon 222 : Méthodes de mesure en continu de l'activité volumique du radon dans l'environnement atmosphérique.
  • NF M 60-768
    Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans l'environnement-Air - Le radon 222 : Méthodes d'estimation du flux surfacique d'exhalation par la méthode d'accumulation.
  • NF M 60-769
    Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans l'environnement-Air - Le radon 222 : Méthodes de mesure ponctuelle de l'activité volumique du radon dans l'environnement atmosphérique.
  • NF M 60-771
    Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans l'environnement-Air - Le radon 222 dans les bâtiments : Méthodologies appliquées au dépistage et aux investigations complémentaires